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HC Mulhouse - IC Epinal : 3-2 (1-1,
1-0, 1-1)
Patinoire de l'Illberg
Arbitres : M. Catelin assisté de MM. Rouèche et Henry
1300 spectateurs environ
Les pénalités
10' de prison contre Epinal (0+4+6)
13' de prison contre Epinal (5+2+6)
38 tirs pour Mulhouse (12+12+14), 38 tirs pour Epinal (13+15+10)
pour Mulhouse :
Trebaticky (16'30 ass Roh), Boirin (21'39 ass Duménil et David),
Konstantinidis (45'00 ass Trebaticky et Roh)
pour Epinal :
Haapasaari (18'25 ass Mysicka, 47'38 ass Akerlund)
MULHOUSE - Bêtes
noires de l'IC Epinal, au cours des dernières saisons (et même
au début du présent exercice), les Scorpions de Mulhouse
sont devenus une proie docile pour les Spinaliens, lors des deux rencontres
de play-off. Hier soir, sur la petite patinoire de l'Illberg, les Alsaciens
ont pourtant asséné leur venin aux Vosgiens, mais ne les
ont pas encore mis à mort. Battue sur la plus courte des marges,
l'ICE préserve ses chances. Est-ce l'enjeu de cette demi-finale
? Toujours est-il que les deux formations se regardent en chiens de faïence
dans les premiers instants. Cela se poursuit même un bon moment
à telle enseigne que c'est un premier tiers sans vie auquel les
1300 spectateurs assistent. En réalité, le gros du spectacle
se déroule dans les tribunes où les plus fidèles
des supporters vosgiens répliquent à leurs homologues haut-rhinois.
Les noms d'oiseaux fusent tout comme quelques palets, sur des actions
individuelles plutôt que collectives.
Il faut en réalité attendre la moitié de ce tiers
initial pour voir Bock intervenir énergiquement devant le Finlandais
Flinck (10'11). La pauvreté du jeu alsacien fait les affaires de
Dauphins à l'aise comme des poissons dans l'eau et qui tiennent
facilement en respect leurs hôtes.
Pour autant, un break du tchèque Faith réveille les ardeurs
locales, mais Bock veille au grain avec à propos et brio (15'05).
Un arrêt du gardien spinalien, qui correspond au début d'une
grosse pression des Scorpions. En fait, les hommes de Marius Konstantinidis
profitent d'une supériorité numérique (5 minutes
de prison à l'encontre de Drzik qui a jeté sa crosse sur
le break de Faith, afin de contrecarrer l'action précédente)
pour appuyer sur l'accélérateur. Mais, au plus gros de la
tourmente, l'embarcation spinalienne place un contre par l'intermédiaire
du tandem Mysicka - Haapasaari. Le lutin finlandais se charge alors d'ajuster
Neckar et donner l'égalisation à ses couleurs (18'25). Car,
deux minutes auparavant, les locaux trouvent la faille dans le dispositif
visiteur et Trebaticky se rappelle aux bons souvenirs de l'ICE en ouvrant
la marque, en profitant d'un rebond sur un tir de Roh (16'30).
L'avantage psychologique des Vosgiens, à l'entame du tiers intermédiaire,
est toutefois de courte durée. Haussant le rythme, les Alsaciens
prennent les devants, après que Chassard ait laissé échapper
le palet. Héritant de ce cadeau, Duménil et Boirin offrent
une bouffée d'oxygène au HCM, le second concluant victorieusement
un essai du premier (21'39). Réduits à la défensive
face aux coups de boutoir d'un ensemble local, dont l'impact physique
se démontre enfin, les Spinaliens ne sortent pas la tête
de l'eau, mais s'en sortent toutefois sans autres dommages grâce
à un esprit de corps déjà largement mis en exergue.
Toujours aussi brouillons, les
Scorpions poursuivent néanmoins sur leur lancée. Mais leurs
intentions sont tuées dans l'oeuf par des Vosgiens qui ne lâchent
pas la moindre once de terrain. Cela étant, la pression locale
porte ses fruits lorsque Konstantinidis trouve la brèche dans le
bloc défensif visiteur (45'). Simple incident de parcours pour
les Dauphins qui recollent au score par l'entremise de Haapasaari, le
feu follet de l'ICE, plaçant le palet entre les bottes de Neckar
(47'38).
Seul à trouver la faille, le Finlandais est alors soumis à
un traitement de faveur de la part des Mulhousiens et ne termine pas la
rencontre, sa clavicule n'ayant pas résisté à une
sévère boite (57'08). Un aléa qui ne change pas le
cours des événements et qui n'a pas hypothéqué
les chances vosgiennes. Qui sont bien réelles...
Kukla ouvre le bal
Reste qu'en manquant singulièrement d'agressivité, les hommes
du président Claude Maurice faisaient tout le jeu de visiteurs
pas mécontents d'un tel comportement adverse. Dans ces conditions,
c'est tout naturellement que Mirislav Kukla ouvrait le score. Certes,
ce premier but arrivait après 17 minutes, mais Epinal n'avait lui,
rien démontré. La fin de cette première manche n'apportait
aucun changement de stratégie de la part des joueurs locaux.
Pire Clermont-Ferrand était libre de tout mouvement dans le deuxième
acte. Et comme Drzik, Chassard et Haapasaari venaient de manquer chacun
un break, les visiteurs pouvaient garder espoir. C'est sur une erreur
de relance signée Drzik que ce diable de Kukla doublait la mise
(34'22). Et les Spinaliens ne pouvaient rien contester. Il n'y avait qu'une
seule équipe sur la glace de Poissompré. Pour un peu, l'élève
donnait des leçons. Ce fut le cas pour Vosta qui, bien seul s'en
allait battre Calatrava d'un tir en lucarne et du poignet (35'49). Et
puisqu'Epinal en redemandait, c'est Kukla qui corsait l'addition à
quelques secondes du terme de ce second tiers-temps.
Enfin de l'orgueil
A ce rythme il était permis de se demander quelle mouche avait
piqué les hommes de Raphaël Marciano. Dans ce dernier tiers
cependant, Epinal montrait un peu son orgueil. Il faut dire que la rentrée
de Kozlov y était pour beaucoup. La puissance était au rendez-vous.
Cependant, c'est Christophe Roux qui creusait un peu plus l'écart,
pour ne pas dire le gouffre. A peine, le jeu repris que Clermont-Ferrand
menait 5-0. Vraiment, la coupe commençait à déborder.
Les supporters, eux, ne manquaient pas de réveiller leurs favoris.
Déjà Frédéric Dehaëne échouait
de peu sur Kauhanen d'un joli revers. La réaction des Spinaliens
en était à ses prémices. Epinal dominait enfin son
sujet. Cette équipe n'avait plus rien à voir avec celle
qui avait sombré durant plus de 48 minutes auparavant.
Le bon choix fut celui de Tommi Akerlund qui ne se privait point d'un
moment d'égarement visiteur et c'est une belle lucarne qui inaugurait
la réaction des Dauphins (48'31). Sur ce coup, Guillaume Chassard
venait de briller sur son assistance. Clermont-Ferrand vivait un sérieux
moment de doute. A tel point que quatre minutes plus tard, ce fut au tour
de Chassard de réduire l'écart sur un contre. En break Mysicka
marquait le troisième et dernier but local. Le réveil était
trop tardif.
Ils ont dit
Raphaël Marciano (entraîneur d'Epinal) :
"Je crois que la motivation n'était pas dans notre camp durant
les deux premiers tiers-temps. Du reste, le score parlait de lui-même.
En réalité, nous avons laissé l'initiative à
Clermont-Ferrand durant plus de trois quart d'heure. Fort heureusement,
nous avons eu une bonne réaction par la suite. (...) Mikhaïl
Kozlov était sur la glace et ce fut un plus. Maintenant, il faudra
faire sans lui. Alors j'espère que nous réagirons mieux
la semaine prochaine. C'est tout de même la deuxième place
qui est en jeu pour nous. C'est important."
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